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Étudiants : ce qui va changer en 2026 pour votre budget et votre vie quotidienne

Introduction

L’année 2026 s’annonce comme une année charnière pour les étudiants, avec un budget de l’État critiqué, des évolutions possibles sur les APL et des coûts de vie toujours en hausse. Entre annonces gouvernementales, inquiétudes des syndicats et besoins croissants sur le terrain, il devient essentiel de comprendre concrètement ce qui peut changer pour son quotidien d’étudiant. Cet article fait le point sur les principales mesures envisagées et leurs impacts potentiels pour la rentrée 2026.


1. Budget 2026 : une “hausse” qui interroge

Le projet de budget 2026 pour l’enseignement supérieur et la vie étudiante est présenté comme étant en hausse en valeur, mais plusieurs acteurs (universités, syndicats, organisations étudiantes) parlent d’augmentation “en trompe‑l’œil”. En pratique, la progression budgétaire serait absorbée en grande partie par l’inflation, les hausses de charges et la croissance du nombre d’étudiants, ce qui revient à une baisse de moyens par étudiant par rapport à il y a quelques années.

Cette tension budgétaire a plusieurs conséquences possibles : difficulté à financer certaines politiques de vie étudiante, pression sur les services universitaires (logement, restauration, santé) et inquiétudes sur la capacité des établissements à maintenir la qualité de l’accueil et des formations. Pour les étudiants, ces choix budgétaires se traduisent très concrètement par des services saturés, des délais d’attente plus longs ou des dispositifs qui peinent à suivre la demande.


2. APL et aides au logement : un sujet explosif

Parmi les changements les plus surveillés pour 2026, la question des APL (aides au logement) revient au centre du débat. Plusieurs scénarios évoqués dans le cadre du budget 2026 évoquent un recentrage ou une restriction pour certains publics, notamment des étudiants non européens ou non boursiers, ce qui pourrait priver plusieurs centaines de milliers de jeunes de cette aide essentielle.

Des organisations syndicales et étudiantes alertent déjà sur un risque de “casse sociale” si ces hypothèses se confirmaient, parlant d’une possible suppression d’APL pour environ 300 000 étudiants. Dans un contexte où le logement représente déjà le premier poste de dépense, une telle évolution pourrait contraindre certains à renoncer à un logement autonome, à allonger les temps de trajet ou même à revoir leur projet d’études.


3. Coût de la vie étudiante : toujours en hausse

Les dernières analyses disponibles montrent que le coût de la vie étudiante a continué de progresser en 2025, avec une hausse d’un peu plus de 4% en un an, soit largement au‑dessus de la progression de la plupart des aides. Depuis la fin des années 2010, le cumul des augmentations de loyers, de transports, de CVEC, de restauration et d’alimentation dépasse largement 30%, ce qui pèse particulièrement sur les étudiants issus de milieux modestes.

Certaines estimations indiquent que pour les étudiants en établissements privés ou dans les grandes métropoles, le budget mensuel global (logement, frais d’inscription, charges, nourriture, transport) peut largement dépasser les 1 500 à 2 000 euros par mois. Dans ces conditions, le recours au job étudiant devient presque systématique, au risque d’empiéter sur le temps d’étude, la santé mentale et la réussite académique.


4. Bourses et politique sociale : une réforme inachevée

Une réforme des bourses a été engagée à partir de 2023, avec une augmentation du nombre de boursiers et une revalorisation de certains échelons, mais de nombreux acteurs considèrent qu’il s’agit d’une première étape insuffisante. La “phase 2”, plus structurelle, qui devait simplifier le système, mieux prendre en compte la précarité et réduire les “trous dans la raquette”, est renvoyée après 2025, principalement pour des raisons budgétaires.

Des organisations comme France Universités et plusieurs syndicats plaident pour une refonte profonde : barèmes revus, prise en compte réelle de l’inflation, élargissement des critères, et éventuellement un guichet unique pour les aides étudiantes. Tant que ces chantiers ne sont pas aboutis, le risque est de voir la précarité se renforcer, même si des annonces ponctuelles viennent corriger le système à la marge.


5. Services aux étudiants : entre maintien et rationnement

Dans ce contexte budgétaire tendu, certains dispositifs sont maintenus ou pérennisés, comme des tarifs sociaux dans la restauration universitaire ou des actions de soutien psychologique, mais leur financement reste fragile. Le renforcement de dispositifs de santé mentale étudiante, initié ces dernières années, est par exemple salué, mais les moyens humains et financiers restent jugés insuffisants par rapport à l’ampleur des besoins.

Les universités et collectivités locales tentent aussi de développer des actions complémentaires : aides d’urgence, fonds de solidarité, logements à loyers modérés, soutien à la vie associative et à la culture. Toutefois, sans augmentation significative des moyens nationaux, ces initiatives risquent de rester partielles, avec de fortes disparités d’un territoire à l’autre.


6. Ce que les étudiants doivent anticiper pour 2026

Pour les étudiants, 2026 ressemble donc à une année où il faudra particulièrement bien anticiper son budget et se renseigner sur tous les dispositifs disponibles. Plusieurs réflexes deviennent essentiels :

  • Suivre de près les annonces officielles sur les APL, les bourses et les aides au logement, notamment au moment du vote définitif du budget 2026.
  • Vérifier chaque année ses droits aux bourses et aides sociales, en tenant compte des éventuels nouveaux critères ou barèmes.
  • Consulter les services sociaux des Crous, les services de vie étudiante et les acteurs locaux pour identifier les aides complémentaires (fonds d’urgence, soutien alimentaire, chèques culture, etc.).

Dans ce contexte chahuté, l’information et l’anticipation deviennent des armes décisives pour limiter l’impact des hausses et des éventuelles restrictions sur son parcours d’études. Pour un site comme Major.ac, expliquer clairement ces évolutions, les décoder et proposer des pistes d’action concrètes est un vrai service rendu aux étudiants.

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